Entente Sportive du PAys Charolais : site officiel du club de foot de Charolles - footeo

Histoire & Palmarès

Création,

Depuis JUIN 2005 les deux clubs de football l'US Charolles et l'AS Poisson se sont entendus pour créer l'entente sportive du Pays Charolais.

La décision a été arrêtée par les conseils d'administration respectifs des deux clubs et validée par les deux assemblées générales, après une large concertation menée auprès des dirigeants, des joueurs et anciens joueurs et des représentants des municipalités.

Le nouveau club de l’ESPAC est en phase de construction. Il compte environ 160 licenciés pour 10 équipes engagées dans les compétitions.

Si les deux clubs conservent leur identité sur le plan administratif, l’entente bénéficie d’une gestion financière  commune .

 

Le 30 octobre 2005
Interview du coach, Bernard Arnaudon.

Le sport a toujours accompagné ta vie. Peux-tu en quelques mots, nous résumer ton parcours et nous dire ce qui t'a conduit au football.

Bernard Arnaudon : Ce qui m’a conduit au football est très simple, il n’y avait que ça à Charolles… Pour ce qui est du sport en général, je suppose que, comme pour beaucoup, c’est un subtil mélange entre les rencontres faites à l’école puis au lycée et un goût et des aptitudes que je devais avoir en moi.
Le premier à me faire découvrir le foot a été un copain de classe passionné qui est, aujourd’hui, président d’un bon club de volley, le deuxième, mon maître, mon guide, mon prof de gym au lycée, collègue de travail à la fin de sa vie et qui est devenu mon Ami. Deux rencontres déterminantes dans ma vie, parmi tant d’autres……Je devais être fait pour travailler en équipe et dans le foot, le rugby, chez les sapeurs-pompiers et même dans mon travail d’enseignant je n’ai fait que ça…..quelle chance !

 

A quel poste évoluais-tu comme joueur et quels souvenirs en gardes tu?

B.A : J’ai joué plus de quinze ans en N°9 après un très court passage au poste 2 pour ce qui est du foot et en 10 puis en 15 au rugby. De ce poste d’avant centre et du club de Charolles, je ne garde que de bons souvenirs. Tous mes amis actuels ou presque datent de cette époque.

 

Que penses-tu de l'évolution du jeu de niveau amateur depuis une quinzaine d'années?

B.A : Je crois que le niveau technique moyen des joueurs de district actuels est supérieur au niveau moyen des joueurs de mon époque. Cela est vrai, aussi, pour ce qui est de la tactique collective et de la compréhension globale du jeu. La raison est sans nul doute la formation des gamins au niveau des clubs et la formation des éducateurs par le district. La télévision a, sans doute aussi, joué un rôle (plus discutable).
Par contre, le niveau physique n’est pas meilleur et la combativité a baissé.
En revanche, le niveau des équipes n’a pas beaucoup bougé et pas autant qu’il aurait du en tout cas. La dispersion des bons joueurs dans tout un tas de petit club et aussi le manque de rigueur de certains joueurs qui sont trop sollicités par le monde extérieur (travail, loisirs, etc..) sont deux explications parmi d’autres……

 

Quelles sont, selon toi, les qualités pour être un entraîneur aujourd'hui?

B.A : Etre fou……………… non, c’est une question difficile.
Dans le désordre, on pourrait dire la passion du jeu, les compétences techniques, la patience, la détermination, la clairvoyance, la rigueur, la logique, la lucidité, le respect, l’amour des gens, et sûrement, aujourd’hui plus qu’hier, une bonne dose de psychologie…..et bien d’autres choses encore. En relisant ce que j’ai écrit, je me demande si je suis bien à ma place….

 

Pourquoi as-tu accepté de prendre la responsabilité sportive de l'ESPAC ? Aurais tu continué d'entraîner sans ce rapprochement ?

B.A : Je me le demande encore !
Sans aucun doute l’espoir de pouvoir créer un pôle « compétition » pour faire connaître, au plus grand nombre, les joies d’une « vrai » compétition sportive.
Si Charolles avait eu besoin de moi, sûrement que oui, mais sans le rapprochement y aurait-il encore eu une équipe ?

 

Quelle analyse portes-tu sur le début de saison de ton équipe ?
Quelles sont la plus grande satisfaction et la plus grande déception de ton début
de saison ?

B.A : Les résultats ne sont pas satisfaisants, le classement non plus. Point positif, nos adversaires semblent faire les mêmes erreurs que nous et nous sommes toujours dans la course.
Je suis satisfait du jeu que nous sommes capables de produire. C’est loin d’être parfait, mais c’est pas mal pour une 2è division de district. Je suis satisfait du nombre de buts marqués.
Je suis déçu car je n’ai pas réussi à convaincre un certain nombre de gars sur la nécessité absolue de travailler. Cela freine le groupe et risque de nous faire rater la saison.
D’autre part, ces comportements m’obligent à « rabacher » sans arrêt les mêmes choses et c’est lassant. Je n’aime pas du tout, non plus, ce que j’ai été obligé de faire à Melay.
De toute façon si j’ai l’impression d’être le seul à tenir un discours de travail et de rigueur alors que le groupe n’en veut pas, je prendrai mes responsabilités le moment venu.

 

Quels espoirs fondes-tu sur le groupe et sur les joueurs qui vont le rejoindre ?

B.A : Je crois qu’avec quelques aménagements, pourquoi pas l’arrivée de quelques joueurs, et beaucoup de travail, cette équipe peut réaliser de belles choses. Les objectifs évoqués au moment du rapprochement des deux clubs ne me semblent pas irréalisables.

 

Si tu avais un message à faire passer aujourd'hui quel serait - il ?

B.A : Pour vous les jeunes c’est maintenant que vous « construisez » vos souvenirs. Une carrière sportive est courte, le temps passe vite. 
Participer, avec le même groupe, à une ou deux montées en division supérieure, voilà une expérience que vous garderez en mémoire longtemps.

 

 

Le 23 décembre 2005
Interview du maire de Poisson, Joël Guyot de Caila.

Depuis combien d’années exercez vous des responsabilités électives ?

Joël Guyot de Caila : Depuis 23 ans. Entré au Conseil Municipal en 1983 comme adjoint, j'ai été élu Maire en 2001.

Pourriez vous présenter en quelques mots votre commune à nos lecteurs ?

J.GDC : Poisson est une commune rurale de 600 habitants sur un espace vital de 3600 hectares , une vingtaine d'exploitations à taille humaine perpétue l'élevage traditionnel des célèbres bovins charolais. Un véritable poumon d'oxygène (prés de 800 hectares de bois) entoure cet écrin de verdure traversé par la rivière Arconce et parsemé d'étangs. Au coeur de ce village fleuri (village classé 1 fleur sur le plan national) quelques entreprises et de nombreux artisans participent aussi à la vie économique. L'ouverture d'une quatrième classe à l'école est signe de jeunesse et de vitalité.

On parle souvent du dynamisme associatif de Poisson, qu’en pensez vous ?

J.GDC : Une dizaine d'associations anime Poisson tout au long de l'année avec des temps forts comme " l'Avril de Poisson" festival de chorales qui fêtera le 1er avril 2006 son 21ème anniversaire ou la fête du village du 24 juin. Le club du 3ème âge est également très actif.

Pratiquez vous ou avez-vous pratiqué un sport et quels souvenirs en gardez vous ?

J.GDC : Le sport que j'ai le plus pratiqué est l'équitation, en concours puis en loisir et j'en garde bien entendu un excellent souvenir et même de la nostalgie pour certains parcours complets.

Quels grands moments de l’association sportive gardez-vous en mémoire ?

J.GDC : J'ai suivi l'association sportive depuis que je suis à Poisson et je peux vous dire que j'ai particulièrement vibré lors des belles victoires de ses équipes, lors de la montée en première division de l'équipe A, voire même lors de défaites non méritées, euphémisme, dans certains matchs de coupe ou de championnat.

En tant qu’entrepreneur local vous avez toujours accompagné le club sportif, que diriez vous pour inciter d’autres partenaires à vous rejoindre ?

J.GDC : Qu'il est nécessaire d'aider, dans la mesure de ses moyens, les jeunes qui pratiquent une activité sportive et en particulier ceux de nos villages, car si on ne peut pas être responsable de tous les maux du monde, on peut agir localement pour donner aux jeunes l'envie de s'investir dans une activité dont les liens sociaux sont évidents.

Avez-vous suivi la création de l'entente sportive Poisson - Charolles et si oui, quel était votre sentiment à ce moment là ?

J.GDC : Sur le moment, j'ai pensé que c'était une très bonne décision même si j'avais un peu peur de la perte d'identité de l'AS Poisson," L'union fait la force". Aujourd'hui, les habitants de la commune ne se reconnaissent toujours pas dans l'ESPAC. Mais, je suis sûr que ça ira mieux quand le terrain de Poisson sera à nouveau utilisé.

Avez-vous suivi les résultats sportifs depuis le début de la saison et qu’en pensez vous ?

J.GDC : Bien entendu que je suis d'assez près les résultats de l'ESPAC et je suis très heureux de constater qu'au terme de cette 1ère phase l'équipe première est en tête du championnat, j'espère que nos autres équipes et en particulier l'équipe B profiteront de la 2ème période pour remonter un peu. Bravo aux moins de 13 ans pour leurs excellents résultats.

Comment envisagez-vous la suite de cette aventure qu'est l'E.S.P.A.C ?

J.GDC : Une montée en puissance bien entendu, car les résultats ont un pouvoir d'émulation, et je pense que de nombreux joueurs viendront renforcer nos équipes dans les prochaines années. L'ESPAC sortira de l'anonymat et deviendra un nom à part entière.

Que diriez vous aux habitants de Poisson pour les inviter à venir soutenir les équipes de l’ESPAC ?

J.GDC : On doit leur dire et leur répéter qu'une majorité des joueurs de ces équipes sont des jeunes de Poisson ou jouant dans les équipes de Poisson. Que l'ESPAC à Poisson veut dire POISSON ! Pas facile de crier sur la touche "Allez l'ESPAC !". Alors qu'ils continuent à crier "Allez Poisson !" ou "Allez Charolles !". Les joueurs se reconnaîtront.